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ETUDE DE CAS

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Braine-l’Alleud : Installation de 70 conteneurs BIOSMART

Début 2024, la commune de Braine-l’Alleud devait mettre en place une solution de collecte séparée des biodéchets afin de répondre aux nouvelles obligations applicables à partir du 1er janvier 2024.

Datismart a accompagné la commune dans cette transition en lui permettant de déployer rapidement une première solution opérationnelle : 10 conteneurs d’apport volontaire ont été livrés pour le lancement du dispositif, permettant à la commune de respecter ses obligations dès l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.

Le projet a ensuite été étendu progressivement avec 25 conteneurs supplémentaires, puis une troisième livraison de 35 unités, portant le parc total à 70 conteneurs.


Un conteneurs biosmart placé dans la commune de braine l'alleud

Répondre rapidement à l’obligation, puis faire évoluer le dispositif

La première priorité était claire : disposer, dès le début de l’année 2024, d’une solution permettant aux habitants de trier séparément leurs biodéchets.

La livraison des dix premiers conteneurs a permis de mettre rapidement le dispositif en service tout en évitant de dimensionner immédiatement l’ensemble du réseau sur des hypothèses.

Cette première phase a ensuite servi à observer la fréquentation des différents sites, les volumes collectés et les habitudes des utilisateurs. Sur la base de ces premiers résultats, la commune a pu étendre progressivement son réseau avec deux commandes complémentaires.

Cette approche permet de concilier deux impératifs : respecter rapidement les obligations réglementaires et construire ensuite un réseau adapté aux usages réellement constatés sur le terrain


Les premières semaines : une phase d’ajustement nécessaire

Comme souvent lors du lancement d’un nouveau dispositif de collecte, les premières semaines ont nécessité quelques adaptations.

Un reportage de la RTBF consacré au projet en février 2024 faisait notamment état de débordements ponctuels autour de certains conteneurs, de trappes parfois forcées ainsi que de fréquences de collecte à ajuster.

La fréquentation de certains points s’est en effet révélée plus importante que prévu.

Ces premières semaines constituent une période essentielle pour calibrer les tournées de collecte et adapter leur fréquence aux volumes réellement déposés.


Une qualité de tri encourageante

Parmi les éléments positifs observés dès le démarrage, le reportage souligne notamment la bonne qualité du tri, avec relativement peu de déchets indésirables dans les conteneurs.

C’est un enjeu essentiel pour ce type de collecte : une bonne qualité de tri permet de préserver les filières de valorisation et d’éviter qu’un contenu trop contaminé ne doive être réorienté vers les déchets résiduels.

La fréquentation importante de certains points confirme également l’adoption rapide du système par les habitants. Certains sites ont même nécessité jusqu’à deux collectes par jour durant certaines périodes.

Dans ce contexte, l’utilisation de capteurs de niveau de remplissage peut constituer une étape complémentaire intéressante. Ils permettent d’organiser les tournées sur la base du remplissage réel des conteneurs et d’optimiser les passages.


Deux ans plus tard : des résultats mesurables

Deux ans après le lancement du dispositif, les résultats confirment l’évolution des habitudes de tri. En juin 2026, La DH rapportait que 12 kg de déchets organiques par habitant avaient quitté les sacs blancs en deux ans. Au-delà de la fréquentation des conteneurs observée dès les premières semaines, ce chiffre montre que le système d’apport volontaire contribue concrètement à détourner les biodéchets de la collecte des déchets résiduels.

Quelques jours plus tard, L'Avenir mettait en avant que Braine-l'Alleud présentait les taxes de déchets parmi les plus faibles de Wallonie. Sans attribuer ce résultat au seul système d’apport volontaire, l’expérience montre qu’il est possible de développer le tri des biodéchets tout en maintenant une politique attentive à la maîtrise du coût des déchets pour les habitants.


Le contrôle d’accès : une option qui peut être ajoutée ultérieurement

Les conteneurs installés peuvent également être équipés d’un système de contrôle d’accès par badge, permettant par exemple de réserver leur utilisation aux habitants de la commune.

Braine-l’Alleud a choisi de ne pas activer cette fonctionnalité lors du lancement du projet afin de faciliter l’adoption du nouveau système par les citoyens.

Cette approche permet d’introduire progressivement les différents éléments du dispositif : commencer par installer de nouvelles habitudes de tri et d’apport volontaire, puis ajouter éventuellement un contrôle d’accès si le besoin apparaît.

L’équipement peut donc évoluer au fil du temps, sans devoir remplacer les conteneurs.


Les principaux enseignements du projet

Ce déploiement à Braine-l’Alleud illustre plusieurs bonnes pratiques pour la mise en place de points d’apport volontaire :

  • Déployer progressivement, afin d’observer les usages avant d’étendre le réseau.
  • Prévoir une période d’ajustement des tournées après la mise en service.
  • Suivre la fréquentation et le niveau de remplissage pour optimiser les collectes.
  • Mesurer les résultats dans le temps : deux ans après le lancement, 12 kg de déchets organiques par habitant ont quitté les sacs blancs.
  • Faire évoluer les équipements dans le temps, notamment avec des capteurs ou un contrôle d’accès lorsque cela devient pertinent.

Avec 70 conteneurs déployés en trois phases, Braine-l’Alleud dispose aujourd’hui d’un réseau construit progressivement à partir des besoins observés sur le terrain.